La plateforme InsideBoard basée sur de l’Intelligence Artificielle développe deux nouveaux modules

Intelligence ArtificielleInsideBoard, première plateforme de conduite du changement (50 000 utilisateurs actifs), basée sur des algorithmes d’Intelligence Artificielle, annonce le lancement de deux nouveaux modules afin d’accélérer la réussite de projets de transformation des entreprises qu’elle accompagne. Basé sur une technologie propriétaire de Machine Learning, le premier module Boost your success, est dédié à la recommandation intelligente de contenus personnalisés et le second, Training Path, à la formation des collaborateurs via des parcours de montée en compétence.

Start-up créée en 2014 par Michaël et Yohan Bentolila, InsideBoard repose sur une conviction forte : pour atteindre ses objectifs de transformation, il faut créer l’envie en s’appuyant sur le marketing de projet porté par le digital et engager les collaborateurs dans la durée. La recette du succès : des algorithmes uniques d’Intelligence artificielle permettant de recommander du contenu personnalisé à la bonne personne et au bon moment. L’objectif : aider les différents acteurs du changement (collaborateurs, ambassadeurs, managers) à progresser dans leur adoption individuelle d’un projet de transformation.

Les moteurs Boost your success et Training Path s’inscrivent dans cette perspective.

Boost your success

Sur la base d’une analyse réalisée sur les indicateurs clés de succès de l’utilisateur, la plateforme InsideBoard, à travers le module d’Intelligence Artificielle Boost your success, est capable d’effectuer des recommandations personnalisées de contenu aux utilisateurs.

Une analyse de la performance d’un utilisateur sur un indicateur, couplée à une observation de l’actualité et de l’engagement généré par une publication, permet de recommander les contenus (bonnes pratiques, guide de formation, cas clients, nouvelles fonctionnalités…) les plus pertinents à un utilisateur. Celui-ci reçoit une notification personnalisée quand un contenu lui est recommandé. Le moteur de recommandation propose ainsi des actions concrètes aux utilisateurs pour les aider à progresser dans leur adoption d’un projet de transformation.

Training Path

Le module Training Path permet de créer des parcours de montée en compétence sur tout type de projet de transformation. Intuitif et ludique, Training Path est personnalisable par le manager. En quelques clics, il peut choisir un thème graphique, définir les étapes de formation et les quiz permettant de valider les acquis ainsi que le nombre de points que l’utilisateur gagnera à l’issue du parcours.

Training Path est en effet intégré au module de gamification, qui permet de créer de l’émulation positive entre les utilisateurs. Il est également connecté aux modules Boost Your Success, un parcours constituant un type de contenu qui peut être recommandé, et Success Boards, permettant aux managers de définir les indicateurs clés de succès de leur projet de transformation.

Enfin, dans cette logique d’intégration et de complémentarité forte avec les outils et contenus existants des clients, au cœur de la stratégie d’InsideBoard, Training Path peut être également alimenté par des plateformes de e-learning.

« Avec Boost Your Success et Training Path, InsideBoard renforce sa solution all-in-one réunissant tous les leviers complémentaires d’animation continue de l’engagement des acteurs de la transformation, en s’appuyant sur les technologies d’Intelligence Artificielle dont nous sommes convaincus qu’elles peuvent apporter beaucoup de valeur au collaborateur. De nouvelles applications de l’Intelligence Artificielle au service des employés sont d’ailleurs en développement et seront bientôt disponibles dans la plateforme », déclare Yohan Bentolila, co-fondateur et CTO d’InsideBoard.

« Grâce à ces deux développements majeurs, InsideBoard continue d’enrichir l’expérience collaborateurs pour les placer au centre de la transformation de leur entreprise et aborder plus sereinement ces changements », ajoute Michaël Bentolila, co-fondateur et CEO d’InsideBoard.


Intelligence Artificielle : Création d’un langage Hybride

Pierre Nabhan

Parlez-vous Alexa ou Bixby ?

Hi Bixby, Ok Google, Dis Siri, Alexa… L’heure est aux IA, assistants vocaux et autres machines connectées, et tous s’accordent à dire que c’est l’avenir. Mais au-delà de la course à la tech il y a un enjeu de marque, et pas des moindres. Créer de la préférence pour être présent dans notre quotidien, jusque dans notre langage.

Langage de marque, saison deux

Il y a quelques années nous parlions du rôle clé des mots pour rendre une marque différente, reconnaissable et préférée. En bref, créer de la valeur. Rappelons-nous entre autres les fameux « Like, share, tag, poke… » de Facebook, ou encore « Volluto, Arpeggio, Roma… » de Nespresso.

Aujourd’hui un nouveau chapitre s’ouvre avec l’essor des assistants virtuels. Au-delà de leurs services et fonctionnalités sur-mesure, il y a une opportunité de créer de la préférence, avec les mots.

Nous n’en sommes qu’aux prémices, et pourtant on compte déjà des centaines de chatbots de marque plus ou moins efficaces et d’ici 2020, 75% des foyers américains devraient être équipés d’un assistant vocal (Sources 2017 – Gartner ; Edison Research). D’ores et déjà, pour 65% des utilisateurs, impossible de revenir à une vie sans assistant.

Afin d’émerger, c’est en grande partie aux mots que revient le pouvoir de différenciation et de valorisation des assistants qui nous entourent. Des mots, ciment de l’expérience utilisateur et au fondement de l’identité de ces assistants : Avec un nom (Alexa, Siri, Cortana…), une personnalité, un ton, des injonctions (Dis Siri, Hey Google…), des réponses inattendues, des histoires… A priori une simple poignée de consonnes et de voyelles, mais comme toujours, l’arbre qui cache la forêt de la guerre des marques.

Des personnalités qui demandent à être connues

Un assistant virtuel c’est une marque avec sa propre identité. Et celle-ci est devenue indispensable à notre monde connecté.
À la question très générale « les assistants sont-ils utiles ? » plus besoin de faire d’étude : de l’information, au social, commercial ou divertissement… ils répondent à tous les besoins, data à l’appui, en proposant de nouveaux usages et expériences. Mais à utilité égale certaines marques ont d’ores et déjà compris qu’il fallait ajouter un supplément d’âme. De la marque à forte personnalité.
Qui n’a jamais profité des réponses à contre-pied de Siri : « Dis Siri, quel est le sens de la vie ? Je ne sais pas mais je crois qu’il y a une app pour ça », « Siri, dis un poème ? Les roses sont rouges, les violettes sont bleues. Vous n’avez rien de mieux à faire ? » ou encore dans un style urbain le rap d’Alexa « Alexa can you rap? Connect sync link all the pieces of your life… I’m the player, the coach, the arena, the game… » jusqu’à l’extrême dilettante bot Poncho « Sorry, I was trying to charge my phone. What are you trying to say? ».
Inutile ? Pas pour 66% des utilisateurs qui attendent de leur assistant qu’il les divertisse (Edison research) à la manière d’Alexa l’urbaine ou de Siri le taquin. Pour émerger et créer un lien affectif, indissociable des services et expériences fonctionnels, la clé du succès est d’avoir sa propre identité avec sa personnalité, son ton, son langage et bien sûr quelque chose à dire. Pas d’identité, pas de différence. Et adieu la bataille pour devenir l’assistant préféré de la planète. Ça mérite de se poser cinq minutes.

Parlons amour

Quel langage allons-nous tous parler tous les jours avec les machines qui nous entourent ? L’histoire montre que notre langue naturelle évolue et s’enrichie constamment. De « week-end » et « burn out » à « googler » ou « twitter ». Ce phénomène se présente entre autres quand un nouvel usage apparait, mais que le mot manque. C’est le cas pour les nouveaux usages que proposent les assistants qui nous entourent. Notre parler avec les machines doit ainsi être hybride avec trois dimensions à considérer pour s’imposer : la norme, les singularités, l’usage.

D’abord la norme. La langue naturelle que les machines doivent comprendre et parler avec leur utilisateur. A priori celle de chaque utilisateur (français, anglais, espagnol etc). Ce qui permet aux machines de répondre à des commandes fonctionnelles du type : « cherche un restaurant à proximité de » « monte le son » « appelle le dernier numéro » etc. Ainsi chaque assistant peut apporter les services pour lesquels il a été conçu, contrat de base de l’expérience utilisateur. Pas de lien avec une identité de marque, a priori.
Ce qui nous amène au deuxième point, les singularités. Ce langage naturel, il faut lui apporter des singularités. L’âme de la machine. Avec un certain nombre d’éléments liés à l’identité des assistants et qu’il faut façonner : la personnalité, le ton, la grammaire, les messages, le vocabulaire. Tout ceci sans oublier de créer les mots que les utilisateurs doivent s’approprier : le nom de l’assistant, les injonctions, mots clés etc. Ces éléments représentent une dimension plus émotionnelle qui permettra aux assistants d’exprimer leur différence, leur singularité. Pour créer une connexion affective avec leur utilisateur et rendre l’expérience moins générique.

Mais aucun de ces éléments ne vaut sans l’usage.

Une fois la norme et les singularités partagées, plus un utilisateur sollicitera sa machine, plus il sera exposé à ses mots et sa personnalité, autrement dit à son identité. La clé de voute donc, multiplier les interactions, utiles et jamais si futiles. D’une demande d’info à une demande de rap, de poème, voire raconter une histoire, de marque. Tout ça à l’épreuve du temps. De cette manière les occasions de faire de nos assistants nos nouveaux meilleur(e)s ami(e)s, et plus si affinité, seront légion. Autant d’opportunités pour entretenir une relation, très intime. Ça rappelle un film avec Joaquin Phoenix : Her…
Et vous quelle langue parlez-vous ?


Les 5 métriques incontournables pour mesurer les campagnes de recrutement marketing

campagnes de recrutement marketing

Fariha Shah

Tribune réalisée par Fariha Shah, co-fondatrice de Golden Bees

Sur le 1er maillon de la chaine de valeur du recrutement qu’est la génération de CV, les responsables du recrutement pilotent une multitude de canaux webmarketing pour diffuser leurs offres d’emplois et sourcer de nouveaux candidats. Les enjeux de temps et de coûts les obligent à mettre en place des indicateurs clés de performances (KPI).

La publicité d’emplois, qui se présente sous différentes formes : annonces sponsorisées sur les agrégateurs, bannières publicitaires sur les sites web ou annonces payantes sur un job board, se mesure avec 5 grands indicateurs.

Taux de clics : mesurer l’intérêt des candidats pour les publicités d’emploi

Le volume de clics définit l’intérêt de l’audience pour votre annonce d’emploi. Le taux de clics se calcule en faisant le ratio entre le nombre de vues de l’annonce et le nombre de clics uniques généré appelé. Cet indicateur permet de mesurer le niveau d’engagement de votre audience. Un taux de clics élevé (3% à 5%) montre la pertinence du contenu de votre annonce et du canal choisi. A contrario, un taux de clics faible (moins de 1%) vous alerte sur des changements d’actions à mener.
Exemples d’optimisation : ajustement des budgets par poste et par canal, modifications des titres et/ou des contenus ou le choix d’un canal marketing spécifique.

Taux de conversion : mesurer l’engagement des candidats

La 2e étape mesure le nombre de candidats déposant un CV après avoir consulté l’offre d’emploi : le taux de conversion. Il est calculé comme suit : (nombre de candidatures/ nombre de clics sur une annonce) x 100. Ce taux varie d’un canal marketing à un autre : sur les Jobboards et agrégateurs d’emploi, le taux se situe entre 3 et 7 % alors que sur les supports publicitaires classiques, il est plutôt de 2%.
Les sites d’emplois disposent d’une audience de candidats en recherche active et donc réceptive. Sur les médias publicitaires, on s’adresse à une audience plus large de candidats potentiels et générant des candidatures incrémentales.

Coût par candidature : mesurer le retour sur investissement

L’objectif est de répondre à la question « combien ai-je investit pour obtenir une candidature sur le poste x ? » et de piloter vos campagnes avec des logiques de performance. Le coût par candidature équivaut au budget alloué à votre campagne de recrutement par rapport au nombre de candidatures obtenues sur un poste. En fonction des canaux marketing et des types de postes les coûts diffèrent. Ces variables permettent d’analyser les chiffres obtenus pour créer des objectifs de coûts d’acquisition dans le cadre de vos futures campagnes de recrutement marketing.

La micro-analytique : mesurer les performances par poste et par source de candidatures
Toujours dans une logique de performance, les 3 indicateurs ci-dessus sont analysés au niveau micro pour optimiser son ROI. Ce suivi est établi par poste et par canal marketing :

Nombre de candidatures
Taux de conversion
Le coût par candidature

Commencez par identifier les canaux les plus performants. Les principaux en matière de recrutement marketing sont :

La cooptation : source privilégiant des profils efficaces et intéressante car peu coûteuse. Elle regroupe des « coopteurs » à partir d’outils web de cooptation.

Les sites emploi : il existe de nombreux sites emploi et recrutement parmi lesquels les jobboards généralistes (87% des recruteurs font appel à ce type de plateformes), les jobboards spécialisés et les méta-moteurs/agrégateurs.

Les réseaux sociaux professionnels et non-professionnels tels que LinkedIn ou Facebook.

La publicité programmatique Display permettant l’automatisation d’achat d’espaces publicitaires et la diffusion de vos annonces d’emplois sur le web.

L’intérêt d’un recruteur est de trouver la source la plus adaptée à sa recherche. Les indicateurs de performance et d’efficacité se trouvent dans la définition d’audience très ciblée ou plus généraliste. Ce KPI amènera naturellement à un taux de transformation plus important.

Entretiens réalisés : mesurer l’efficacité des campagnes de recrutement

Le nombre d’entretiens réalisés : Le nombre d’entretiens réalisés est un bon indicateur de l’efficacité de votre campagne de recrutement. Il est important de pondérer ce chiffre en calculant le pourcentage de CV reçus transformés en entretiens. Cela permet de savoir si vos critères de recherche sont cohérents avec vos attentes.
Et c’est encore plus vrai en recrutement dont c’est la finalité. Savoir combien d’entretiens vous est nécessaire pour recruter une personne vous permet d’appréhender le décalage entre la perception de l’offre par les candidats et la réalité du poste. Ce KPI peut être complété par le taux de personnes finissant leur période d’essai.

Le temps écoulé entre la publication et l’arrivée du candidat sélectionné : Le temps passé à rechercher un candidat a un coût. Si votre annonce reste trop longtemps en ligne, cela signifie qu’elle n’est pas assez précise ou au contraire trop restrictive. Il est alors intéressant de retravailler l’annonce afin de la rendre plus efficace en s’appuyant sur les différents KPI évoqués précédemment.
Pour faire court, que ce soit des annonces ou de la recherche en CVThèque, les KPI principaux sont : le nombre de vues de votre annonce, le nombre de clics de votre annonce, les taux de transformation vues/candidatures, candidature/entretiens, entretiens/recrutement, et les rapports transverses, comme candidatures/recrutement.

S’équiper d’outils analytiques efficaces permettra aux professionnels RH de mesurer la performance de leurs campagnes recrutement, du taux de clics sur les annonces, au coût engendré pour un recrutement effectif. Ce retour d’expérience facilitera la budgétisation future. L’automatisation des tâches d’achat média et la plateforme de suivi analytique proposés par des acteurs comme Golden Bees, permettent aux recruteurs une lecture simple et accessible des résultats.

 


La conquête de la clientèle chinoise en Europe

clientèle chinoise

Annie Guo

Tribune par Annie Guo, fondatrice de Silkpay

Ces dernières années, le nombre de touristes chinois a explosé à travers le monde, et notamment sur le Vieux Continent. Une tendance qui représente aujourd’hui un vrai défi pour tous les acteurs du tourisme, à l’échelle européenne comme nationale.

2018 sera l’Année du tourisme Union Européenne – Chine. C’est en tout cas l’objet de la première initiative de partenariat dans le secteur du tourisme annoncée conjointement par Jean-Claude Juncker, Président de la Commission européenne, et Li Keqiang, Premier Ministre chinois, en juillet 2016. Car l’Europe ne s’y trompe pas : son capital touristique est au plus haut de l’autre côté du globe. En 2016, les touristes chinois ont effectué pas moins de 12,8 millions de voyages à destination du Vieux Continent, loin devant l’Amérique du Nord et ses 3,1 millions. Cette tendance s’inscrit dans le temps grâce à une population chinoise qui ne cesse de renouveler son affection envers un continent pourtant marqué par une série d’attentats violents. La France, l’Italie, l’Espagne mais aussi l’Allemagne restent ainsi en tête des destinations européennes préférées de cette clientèle. Une clientèle par ailleurs exigeante et aux comportements touristiques bien particuliers.

Comprendre la clientèle chinoise pour mieux l’attirer

D’abord, il n’y a pas une, mais plusieurs clientèles chinoises. Dans un pays grand comme sept fois la France, de multiples langues, cultures et usages se côtoient. Un vrai défi pour les commerçants et les acteurs du tourisme ! Pour conquérir cette clientèle, mieux vaut identifier précisément sa cible, comprendre ce qu’elle cherche et comment elle s’informe.

Mais au-delà de ces différences, certaines grandes tendances ressortent. La majorité des touristes chinois affectionnent ainsi visiter plusieurs pays au cours d’un même séjour. Ils accueillent donc à bras ouvert l’espace Schengen qui garantit un transit intra-européen des plus facile. Un comportement qui explique pourquoi la Grande-Bretagne, elle, peine à attirer les Chinois sur son sol. Et il en va de même pour les régions. En France, rare sont les Chinois qui passent l’intégralité de leur séjour dans la capitale. Au contraire, ils prennent plaisir à découvrir les régions du vin, les Châteaux de la Loire ou encore les routes de la lavande.

Bref, attirer cette clientèle signifie être en mesure de les accompagner à l’échelle européenne comme nationale. Et ce, notamment en termes d’infrastructures de paiement. Les 900 millions d’utilisateurs mobiles chinois – qui dégainent leur téléphone des dizaines de fois par jour pour faire du shopping, aller au restaurant ou encore réserver un hôtel -, s’attendent à vivre la même expérience cashless au-delà de leurs frontières. Pour conquérir cette clientèle parmi les plus dépensières au monde, les acteurs de l’économie du tourisme se doivent de leur offrir un parcours utilisateur sans couture sur mobile.

Acteurs du tourisme français : équipez-vous !

Sur ce point, certains pays européens sont pour le moins exemplaires. En première ligne : la Finlande et la Norvège. Encore inconnues pour les touristes chinois il y a quelques années, ces destinations ont su fortement investir dans leur communication. Et les résultats sont là : l’affluence chinoise a explosé dans les pays nordiques. En Finlande, les nuitées enregistrées par ces voyageurs ont augmenté de près de 30% en seulement deux ans. Les Chinois y sont ainsi devenus la 5e nationalité touristique – derrière les Russes, les Suédois, les Allemands et les Britanniques -, alors qu’ils occupaient la 15e position en 2010.

Au contraire, la France a depuis toujours été une terre d’accueil privilégiée pour cette clientèle éprise de luxe et de romantisme. Mais l’Hexagone a eu trop tendance à se reposer sur ses lauriers et se trouve aujourd’hui sous-équipé pour faire face aux attentes des clients chinois, notamment au niveau local. Certes quelques initiatives sont en train de voir le jour, à l’image de la prochaine ouverture d’une ligne vers la Chine par l’aéroport de Nice, demandée ardemment par les acteurs économiques de la Côte d’Azur, mais le chemin reste encore long.

Offices de tourisme, hôtels, restaurants, commerçants, administrations régionales elles-mêmes, tous doivent se mettre en ordre de bataille pour capter et garder cette clientèle de plus en plus prisée à travers l’Europe. Et cela passe nécessairement par plus de développement de solutions digitales et d’une communication renforcée sur les canaux chinois comme Weibo ou WeChat.


L’Intelligence Artificielle, un enjeu majeur pour l’Europe

Intelligence ArtificielleL’intelligence artificielle va devenir une véritable ressource et offrir de nombreuses opportunités aux entreprises ainsi qu’à la société, révèle une étude exclusive de Burson Cohn & Wolfe, agence mondiale leader en communication et relations publiques. En effet, les opportunités de croissance des entreprises reposent sur la capacité de leurs dirigeants à faire évoluer leur organisation, notamment en formant leurs collaborateurs pour les aider à travailler avec les technologies intelligentes.

L’étude BrAInstorm, conduite en partenariat avec le Centre for European Policy Studies (CEPS) s’est intéressée à trois groupes de leaders : les entreprises utilisant l’IA, les fournisseurs d’IA et les décideurs politiques. 85 % de ces personnes interrogées déclarent que l’IA est bénéfique pour les entreprises et la société. Les dirigeants et leurs collaborateurs sont optimistes quant au potentiel économique de l’IA, et par rapport aux impacts qu’elle pourrait avoir sur les conditions de travail. Les cadres dirigeants interrogés s’accordent à dire que les technologies intelligentes joueront un rôle prépondérant dans la capacité de leur entreprise à se différencier.

L’IA, comme beaucoup de nouvelles technologies, aura un impact sur les emplois, indique l’étude. Mais l’appréciation de cet impact diffère : 34 % pensent que l’IA permettra une création nette d’emplois dans les entreprises ; 40 % des personnes interrogés demeurent cependant plus mitigées quant aux conséquences de l’IA sur le long terme.

« Près de 60 % des fournisseurs d’IA pensent que les consommateurs finaux ne sont pas conscients des usages de l’IA dans les entreprises. » indique Karen Massin, PDG de Burson Cohn & Wolfe à Bruxelles.  « Nous nous intéressons dans cette étude au pouvoir de transformation de cette technologie et aux stratégies d’appropriation par les entreprises et les régulateurs ».

John Higgins, en charge de la technologie numérique chez Burson Cohn & Wolfe, affirme que l’étude BrAInstorm peut atténuer les craintes les plus répandues concernant l’IA. « Le principal enseignement de l’étude est que l’IA et le « Machine Learning » ne sont peut-être pas aussi effrayants que beaucoup de gens semblent le penser. Toutefois, ces peurs persistent. Ainsi, 43 % des entreprises considèrent l’IA comme « risquée » compte tenu de la diversité des incertitudes possibles. Ce chiffre pointe du doigt deux priorités : la première concerne le besoin d’un retour d’expérience de ceux qui mettent en œuvre l’IA au travers de publications régulières ; la seconde est la nécessité d’un dialogue multipartite bien géré sur l’IA ».

Concernant le sujet de la règlementation, les entreprises comme les décideurs s’attendent à davantage de réglementation liée à ce nouveau domaine technologique. Cependant, leurs points de vue diffèrent nettement : les décideurs (54 %) sont beaucoup plus enclins à réclamer davantage de réglementation que les entreprises (30 %). Sur les trois groupes interrogés, les priorités politiques doivent porter sur le droit civil et la justice, suivis par les soins de santé.

L’IA est majoritairement définie comme une technologie qui imite l’intelligence humaine. Les décideurs et les entreprises sont conscients du rôle qu’elle peut jouer pour soutenir la productivité et la cohésion sociale. Au sein de l’UE, la Commission européenne a créé un groupe d’experts sur l’IA le 9 mars 2018. Ce groupe devrait publier une stratégie sur l’IA en avril, tandis que le Parlement européen a publié un rapport sur la question en janvier 2017.