L’Intelligence Artificielle, un enjeu majeur pour l’Europe

Intelligence ArtificielleL’intelligence artificielle va devenir une véritable ressource et offrir de nombreuses opportunités aux entreprises ainsi qu’à la société, révèle une étude exclusive de Burson Cohn & Wolfe, agence mondiale leader en communication et relations publiques. En effet, les opportunités de croissance des entreprises reposent sur la capacité de leurs dirigeants à faire évoluer leur organisation, notamment en formant leurs collaborateurs pour les aider à travailler avec les technologies intelligentes.

L’étude BrAInstorm, conduite en partenariat avec le Centre for European Policy Studies (CEPS) s’est intéressée à trois groupes de leaders : les entreprises utilisant l’IA, les fournisseurs d’IA et les décideurs politiques. 85 % de ces personnes interrogées déclarent que l’IA est bénéfique pour les entreprises et la société. Les dirigeants et leurs collaborateurs sont optimistes quant au potentiel économique de l’IA, et par rapport aux impacts qu’elle pourrait avoir sur les conditions de travail. Les cadres dirigeants interrogés s’accordent à dire que les technologies intelligentes joueront un rôle prépondérant dans la capacité de leur entreprise à se différencier.

L’IA, comme beaucoup de nouvelles technologies, aura un impact sur les emplois, indique l’étude. Mais l’appréciation de cet impact diffère : 34 % pensent que l’IA permettra une création nette d’emplois dans les entreprises ; 40 % des personnes interrogés demeurent cependant plus mitigées quant aux conséquences de l’IA sur le long terme.

« Près de 60 % des fournisseurs d’IA pensent que les consommateurs finaux ne sont pas conscients des usages de l’IA dans les entreprises. » indique Karen Massin, PDG de Burson Cohn & Wolfe à Bruxelles.  « Nous nous intéressons dans cette étude au pouvoir de transformation de cette technologie et aux stratégies d’appropriation par les entreprises et les régulateurs ».

John Higgins, en charge de la technologie numérique chez Burson Cohn & Wolfe, affirme que l’étude BrAInstorm peut atténuer les craintes les plus répandues concernant l’IA. « Le principal enseignement de l’étude est que l’IA et le « Machine Learning » ne sont peut-être pas aussi effrayants que beaucoup de gens semblent le penser. Toutefois, ces peurs persistent. Ainsi, 43 % des entreprises considèrent l’IA comme « risquée » compte tenu de la diversité des incertitudes possibles. Ce chiffre pointe du doigt deux priorités : la première concerne le besoin d’un retour d’expérience de ceux qui mettent en œuvre l’IA au travers de publications régulières ; la seconde est la nécessité d’un dialogue multipartite bien géré sur l’IA ».

Concernant le sujet de la règlementation, les entreprises comme les décideurs s’attendent à davantage de réglementation liée à ce nouveau domaine technologique. Cependant, leurs points de vue diffèrent nettement : les décideurs (54 %) sont beaucoup plus enclins à réclamer davantage de réglementation que les entreprises (30 %). Sur les trois groupes interrogés, les priorités politiques doivent porter sur le droit civil et la justice, suivis par les soins de santé.

L’IA est majoritairement définie comme une technologie qui imite l’intelligence humaine. Les décideurs et les entreprises sont conscients du rôle qu’elle peut jouer pour soutenir la productivité et la cohésion sociale. Au sein de l’UE, la Commission européenne a créé un groupe d’experts sur l’IA le 9 mars 2018. Ce groupe devrait publier une stratégie sur l’IA en avril, tandis que le Parlement européen a publié un rapport sur la question en janvier 2017.


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