AI Paris 2018 : ce sera les 11 et 12 juin 2018

AI Paris 2018

Le congrès AI Paris 2018

Les 11 et 12 juin 2018 ouvriront les portes du rendez-vous le plus attendu de la scène AI hexagonale : AI Paris 2018 ! Pour cette deuxième édition le congrès invitera l’ensemble des décideurs et utilisateurs métiers pour 48h d’immersion dans l’ère du business augmenté !

AI Paris 2018, c’est :

+ de 48H de talks concrets et inspirants

+ de 60 speakers experts

+ de 70 exposants, leaders dans l’AI

+ de 2000 décideurs attendus

Reservez dès à présent votre badge d’accès gratuit : https://aiparis.fr/passsalon.html?payment_promo_code=AIP18-INTERACTIONS-DIGIT&utm_source=interactions-digitales&utm_medium=partner&utm_campaign=aip18

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Véritable laboratoire d’innovation et d’inspiration, le sommet vous dévoilera des retours d’expérience inédits d’hommes et de femmes visionnaires qui façonnent jour après jour les codes et usages de l’intelligence artificielle au sein de leurs organisations.

«  Si 2017, a été l’année des grandes annonces autour de l’incroyable potentiel que représente l’intelligence artificielle pour notre civilisation, 2018 sera sans nulle doute une année charnière pour l’ensemble des organisations de l’intelligent economy ; qui, dépassant l’approche prospectiviste, seront en mesure d’entrer de plain-pied dans une toute nouvelle ère, celle de « l’IA pragmatique » ! » Clémence SIMMELIDE

De la mise en lumière de cas d’usages concrets aux partages de méthodologies d’implémentation et la découverte des technologies et solutions qui feront les avancées de 2018… AI paris et l’ensemble de ses partenaires vous offriront les clés pour exceller dans cette nouvelle économie !

Découvrez sans plus attendre les sujets clé du programme de conférence :

  • De la méthodologie d’implémentation aux modèles de gouvernance… Au-delà du « hype », AI Paris se positionne comme un réel facilitateur de stratégie IA !
  • Redéfinition des métiers, enjeu éthique et apparition de nouveau risque… AI Paris s’engage concrètement à vos côtés pour vous aider à appréhender ces différents chantiers de transformation !
  • Entrer de plain-pied dans l’ère de l’intelligent economy : AI Paris vous dévoile une série de cas d’usage exclusif, créateur de valeur pour l’entreprise et ses métiers !

Découvrez le programme complet : https://aiparis.fr/programme-11-juin.html?payment_promo_code=AIP18-INTERACTIONS-DIGIT&utm_source=interactions-digitales&utm_medium=partner&utm_campaign=aip18

L’expérience AI Paris c’est aussi :

DES CONFERENCES STRATEGIQUES & RETOURS D’EXPERIENCE : Inspirez-vous des acteurs emblématiques de la scène AI en prenant part à des débats stratégiques d’avant-gardes !

AI PARIS AWARDS : Inspirez-vous des projets d’AI les plus innovants et performants de la filière française et internationale !

UNE EXPOSITION : Rencontrez les fleurons français et internationaux de l’intelligence artificielle qui vous accompagneront demain sur l’ensemble de vos problématiques et besoins métiers IA !

DES ATELIERS PRODUITS : Découvrez les solutions et technologies qui feront l’actualité de vos projets IA en 2018 au travers d’une série de pitch & demos de 30 minutes !

DES RENDEZ-VOUS D’AFFAIRES : AI Paris 2018 se positionne via sa plateforme exclusive de rendez-vous d’affaires comme la première place de marché hexagonale dédiée à l’Intelligence Artificielle. Networkez avec les meilleurs experts de l’IA en entreprise, échangez avec vos futurs partenaires technologiques et discutez avec vos homologues d’autres entreprises !

NETWORKING : Avec plus de 2000 décideurs attendus, AI Paris 2018 est le rendez-vous B2B des professionnels qui façonnent la filière de l’AI de demain ! De l’échange de pratiques entre pairs au développement d’opportunités business, l’événement s’impose comme le temps fort incontournable de la scène AI hexagonale en cette année 2018 !

Prêt à entrer dans l’ère du Business Augmenté ?

RESERVEZ SANS PLUS ATTENDRE VOTRE PASS POUR PRENDRE PART AU RENDEZ-VOUS BUSINESS DE REFERENCE DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE EN FRANCE, LES 11 ET 12 JUIN 2018 A PARIS !

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La plateforme InsideBoard basée sur de l’Intelligence Artificielle développe deux nouveaux modules

Intelligence ArtificielleInsideBoard, première plateforme de conduite du changement (50 000 utilisateurs actifs), basée sur des algorithmes d’Intelligence Artificielle, annonce le lancement de deux nouveaux modules afin d’accélérer la réussite de projets de transformation des entreprises qu’elle accompagne. Basé sur une technologie propriétaire de Machine Learning, le premier module Boost your success, est dédié à la recommandation intelligente de contenus personnalisés et le second, Training Path, à la formation des collaborateurs via des parcours de montée en compétence.

Start-up créée en 2014 par Michaël et Yohan Bentolila, InsideBoard repose sur une conviction forte : pour atteindre ses objectifs de transformation, il faut créer l’envie en s’appuyant sur le marketing de projet porté par le digital et engager les collaborateurs dans la durée. La recette du succès : des algorithmes uniques d’Intelligence artificielle permettant de recommander du contenu personnalisé à la bonne personne et au bon moment. L’objectif : aider les différents acteurs du changement (collaborateurs, ambassadeurs, managers) à progresser dans leur adoption individuelle d’un projet de transformation.

Les moteurs Boost your success et Training Path s’inscrivent dans cette perspective.

Boost your success

Sur la base d’une analyse réalisée sur les indicateurs clés de succès de l’utilisateur, la plateforme InsideBoard, à travers le module d’Intelligence Artificielle Boost your success, est capable d’effectuer des recommandations personnalisées de contenu aux utilisateurs.

Une analyse de la performance d’un utilisateur sur un indicateur, couplée à une observation de l’actualité et de l’engagement généré par une publication, permet de recommander les contenus (bonnes pratiques, guide de formation, cas clients, nouvelles fonctionnalités…) les plus pertinents à un utilisateur. Celui-ci reçoit une notification personnalisée quand un contenu lui est recommandé. Le moteur de recommandation propose ainsi des actions concrètes aux utilisateurs pour les aider à progresser dans leur adoption d’un projet de transformation.

Training Path

Le module Training Path permet de créer des parcours de montée en compétence sur tout type de projet de transformation. Intuitif et ludique, Training Path est personnalisable par le manager. En quelques clics, il peut choisir un thème graphique, définir les étapes de formation et les quiz permettant de valider les acquis ainsi que le nombre de points que l’utilisateur gagnera à l’issue du parcours.

Training Path est en effet intégré au module de gamification, qui permet de créer de l’émulation positive entre les utilisateurs. Il est également connecté aux modules Boost Your Success, un parcours constituant un type de contenu qui peut être recommandé, et Success Boards, permettant aux managers de définir les indicateurs clés de succès de leur projet de transformation.

Enfin, dans cette logique d’intégration et de complémentarité forte avec les outils et contenus existants des clients, au cœur de la stratégie d’InsideBoard, Training Path peut être également alimenté par des plateformes de e-learning.

« Avec Boost Your Success et Training Path, InsideBoard renforce sa solution all-in-one réunissant tous les leviers complémentaires d’animation continue de l’engagement des acteurs de la transformation, en s’appuyant sur les technologies d’Intelligence Artificielle dont nous sommes convaincus qu’elles peuvent apporter beaucoup de valeur au collaborateur. De nouvelles applications de l’Intelligence Artificielle au service des employés sont d’ailleurs en développement et seront bientôt disponibles dans la plateforme », déclare Yohan Bentolila, co-fondateur et CTO d’InsideBoard.

« Grâce à ces deux développements majeurs, InsideBoard continue d’enrichir l’expérience collaborateurs pour les placer au centre de la transformation de leur entreprise et aborder plus sereinement ces changements », ajoute Michaël Bentolila, co-fondateur et CEO d’InsideBoard.


Intelligence Artificielle : Création d’un langage Hybride

Pierre Nabhan

Parlez-vous Alexa ou Bixby ?

Hi Bixby, Ok Google, Dis Siri, Alexa… L’heure est aux IA, assistants vocaux et autres machines connectées, et tous s’accordent à dire que c’est l’avenir. Mais au-delà de la course à la tech il y a un enjeu de marque, et pas des moindres. Créer de la préférence pour être présent dans notre quotidien, jusque dans notre langage.

Langage de marque, saison deux

Il y a quelques années nous parlions du rôle clé des mots pour rendre une marque différente, reconnaissable et préférée. En bref, créer de la valeur. Rappelons-nous entre autres les fameux « Like, share, tag, poke… » de Facebook, ou encore « Volluto, Arpeggio, Roma… » de Nespresso.

Aujourd’hui un nouveau chapitre s’ouvre avec l’essor des assistants virtuels. Au-delà de leurs services et fonctionnalités sur-mesure, il y a une opportunité de créer de la préférence, avec les mots.

Nous n’en sommes qu’aux prémices, et pourtant on compte déjà des centaines de chatbots de marque plus ou moins efficaces et d’ici 2020, 75% des foyers américains devraient être équipés d’un assistant vocal (Sources 2017 – Gartner ; Edison Research). D’ores et déjà, pour 65% des utilisateurs, impossible de revenir à une vie sans assistant.

Afin d’émerger, c’est en grande partie aux mots que revient le pouvoir de différenciation et de valorisation des assistants qui nous entourent. Des mots, ciment de l’expérience utilisateur et au fondement de l’identité de ces assistants : Avec un nom (Alexa, Siri, Cortana…), une personnalité, un ton, des injonctions (Dis Siri, Hey Google…), des réponses inattendues, des histoires… A priori une simple poignée de consonnes et de voyelles, mais comme toujours, l’arbre qui cache la forêt de la guerre des marques.

Des personnalités qui demandent à être connues

Un assistant virtuel c’est une marque avec sa propre identité. Et celle-ci est devenue indispensable à notre monde connecté.
À la question très générale « les assistants sont-ils utiles ? » plus besoin de faire d’étude : de l’information, au social, commercial ou divertissement… ils répondent à tous les besoins, data à l’appui, en proposant de nouveaux usages et expériences. Mais à utilité égale certaines marques ont d’ores et déjà compris qu’il fallait ajouter un supplément d’âme. De la marque à forte personnalité.
Qui n’a jamais profité des réponses à contre-pied de Siri : « Dis Siri, quel est le sens de la vie ? Je ne sais pas mais je crois qu’il y a une app pour ça », « Siri, dis un poème ? Les roses sont rouges, les violettes sont bleues. Vous n’avez rien de mieux à faire ? » ou encore dans un style urbain le rap d’Alexa « Alexa can you rap? Connect sync link all the pieces of your life… I’m the player, the coach, the arena, the game… » jusqu’à l’extrême dilettante bot Poncho « Sorry, I was trying to charge my phone. What are you trying to say? ».
Inutile ? Pas pour 66% des utilisateurs qui attendent de leur assistant qu’il les divertisse (Edison research) à la manière d’Alexa l’urbaine ou de Siri le taquin. Pour émerger et créer un lien affectif, indissociable des services et expériences fonctionnels, la clé du succès est d’avoir sa propre identité avec sa personnalité, son ton, son langage et bien sûr quelque chose à dire. Pas d’identité, pas de différence. Et adieu la bataille pour devenir l’assistant préféré de la planète. Ça mérite de se poser cinq minutes.

Parlons amour

Quel langage allons-nous tous parler tous les jours avec les machines qui nous entourent ? L’histoire montre que notre langue naturelle évolue et s’enrichie constamment. De « week-end » et « burn out » à « googler » ou « twitter ». Ce phénomène se présente entre autres quand un nouvel usage apparait, mais que le mot manque. C’est le cas pour les nouveaux usages que proposent les assistants qui nous entourent. Notre parler avec les machines doit ainsi être hybride avec trois dimensions à considérer pour s’imposer : la norme, les singularités, l’usage.

D’abord la norme. La langue naturelle que les machines doivent comprendre et parler avec leur utilisateur. A priori celle de chaque utilisateur (français, anglais, espagnol etc). Ce qui permet aux machines de répondre à des commandes fonctionnelles du type : « cherche un restaurant à proximité de » « monte le son » « appelle le dernier numéro » etc. Ainsi chaque assistant peut apporter les services pour lesquels il a été conçu, contrat de base de l’expérience utilisateur. Pas de lien avec une identité de marque, a priori.
Ce qui nous amène au deuxième point, les singularités. Ce langage naturel, il faut lui apporter des singularités. L’âme de la machine. Avec un certain nombre d’éléments liés à l’identité des assistants et qu’il faut façonner : la personnalité, le ton, la grammaire, les messages, le vocabulaire. Tout ceci sans oublier de créer les mots que les utilisateurs doivent s’approprier : le nom de l’assistant, les injonctions, mots clés etc. Ces éléments représentent une dimension plus émotionnelle qui permettra aux assistants d’exprimer leur différence, leur singularité. Pour créer une connexion affective avec leur utilisateur et rendre l’expérience moins générique.

Mais aucun de ces éléments ne vaut sans l’usage.

Une fois la norme et les singularités partagées, plus un utilisateur sollicitera sa machine, plus il sera exposé à ses mots et sa personnalité, autrement dit à son identité. La clé de voute donc, multiplier les interactions, utiles et jamais si futiles. D’une demande d’info à une demande de rap, de poème, voire raconter une histoire, de marque. Tout ça à l’épreuve du temps. De cette manière les occasions de faire de nos assistants nos nouveaux meilleur(e)s ami(e)s, et plus si affinité, seront légion. Autant d’opportunités pour entretenir une relation, très intime. Ça rappelle un film avec Joaquin Phoenix : Her…
Et vous quelle langue parlez-vous ?


L’Intelligence Artificielle, un enjeu majeur pour l’Europe

Intelligence ArtificielleL’intelligence artificielle va devenir une véritable ressource et offrir de nombreuses opportunités aux entreprises ainsi qu’à la société, révèle une étude exclusive de Burson Cohn & Wolfe, agence mondiale leader en communication et relations publiques. En effet, les opportunités de croissance des entreprises reposent sur la capacité de leurs dirigeants à faire évoluer leur organisation, notamment en formant leurs collaborateurs pour les aider à travailler avec les technologies intelligentes.

L’étude BrAInstorm, conduite en partenariat avec le Centre for European Policy Studies (CEPS) s’est intéressée à trois groupes de leaders : les entreprises utilisant l’IA, les fournisseurs d’IA et les décideurs politiques. 85 % de ces personnes interrogées déclarent que l’IA est bénéfique pour les entreprises et la société. Les dirigeants et leurs collaborateurs sont optimistes quant au potentiel économique de l’IA, et par rapport aux impacts qu’elle pourrait avoir sur les conditions de travail. Les cadres dirigeants interrogés s’accordent à dire que les technologies intelligentes joueront un rôle prépondérant dans la capacité de leur entreprise à se différencier.

L’IA, comme beaucoup de nouvelles technologies, aura un impact sur les emplois, indique l’étude. Mais l’appréciation de cet impact diffère : 34 % pensent que l’IA permettra une création nette d’emplois dans les entreprises ; 40 % des personnes interrogés demeurent cependant plus mitigées quant aux conséquences de l’IA sur le long terme.

« Près de 60 % des fournisseurs d’IA pensent que les consommateurs finaux ne sont pas conscients des usages de l’IA dans les entreprises. » indique Karen Massin, PDG de Burson Cohn & Wolfe à Bruxelles.  « Nous nous intéressons dans cette étude au pouvoir de transformation de cette technologie et aux stratégies d’appropriation par les entreprises et les régulateurs ».

John Higgins, en charge de la technologie numérique chez Burson Cohn & Wolfe, affirme que l’étude BrAInstorm peut atténuer les craintes les plus répandues concernant l’IA. « Le principal enseignement de l’étude est que l’IA et le « Machine Learning » ne sont peut-être pas aussi effrayants que beaucoup de gens semblent le penser. Toutefois, ces peurs persistent. Ainsi, 43 % des entreprises considèrent l’IA comme « risquée » compte tenu de la diversité des incertitudes possibles. Ce chiffre pointe du doigt deux priorités : la première concerne le besoin d’un retour d’expérience de ceux qui mettent en œuvre l’IA au travers de publications régulières ; la seconde est la nécessité d’un dialogue multipartite bien géré sur l’IA ».

Concernant le sujet de la règlementation, les entreprises comme les décideurs s’attendent à davantage de réglementation liée à ce nouveau domaine technologique. Cependant, leurs points de vue diffèrent nettement : les décideurs (54 %) sont beaucoup plus enclins à réclamer davantage de réglementation que les entreprises (30 %). Sur les trois groupes interrogés, les priorités politiques doivent porter sur le droit civil et la justice, suivis par les soins de santé.

L’IA est majoritairement définie comme une technologie qui imite l’intelligence humaine. Les décideurs et les entreprises sont conscients du rôle qu’elle peut jouer pour soutenir la productivité et la cohésion sociale. Au sein de l’UE, la Commission européenne a créé un groupe d’experts sur l’IA le 9 mars 2018. Ce groupe devrait publier une stratégie sur l’IA en avril, tandis que le Parlement européen a publié un rapport sur la question en janvier 2017.


Repenser le modèle économique des médias par l’analyse de données grâce à l’intelligence artificielle

intelligence artificielle

Florian Douetteau

Tribune de Florian Douetteau, CEO, Dataiku

Face au virage du numérique, les médias recherchent un nouveau modèle économique. L’exploitation des données à leur disposition semble être la voie empruntée par nombre d’entre eux. L’analyse prédictive, propulsée par l’intelligence artificielle, vient renforcer cette tendance.

Les médias face au virage du numérique

À la fin du XXe siècle, les médias ont connu un âge d’or, avec une concurrence limitée et deux cibles identifiées : le lecteur et l’annonceur. L’avènement du numérique est venu bouleverser l’équilibre économique des médias, qui doivent désormais faire face à une audience volatile, à la concurrence de nouveaux acteurs, apparus avec internet, et à une baisse des abonnements. Dernier exemple de ce bouleversement : le passage du quotidien britannique The Guardian au format tabloïd pour tenter d’endiguer les pertes financières du journal, qui n’a pourtant jamais eu autant de lecteurs avec 150 millions de visiteurs uniques par mois sur sa version numérique.

La data au coeur du modèle économique des médias

Face à ces difficultés, c’est l’adaptabilité, à travers le recours aux technologies d’intelligence artificielle, qui permettra aux médias de réussir leur transformation numérique. Grâce au trafic qu’ils génèrent — paradoxalement, les médias traditionnels ont vu leur lectorat augmenter :  90 millions pour le New York Times et jusqu’à 230 millions pour le Daily Mail — les médias disposent d’une énorme quantité de données ; soit une véritable mine d’or, au moment où la monétisation du Big Data devient un enjeu crucial dans la plupart des secteurs économiques. Certains médias ont pris conscience de l’importance d’exploiter leurs données mais la plupart d’entre eux n’exploitent, pour le moment encore, qu’une petite part de la capacité réelle de leurs données. Débloquer cette capacité nécessite de l’organisation et du changement.

L’analyse prédictive : un puissant levier d’optimisation

L’analyse prédictive pourrait être la solution pour optimiser l’analyse de données. Il s’agit de la méthode analytique la plus aboutie, servie par des technologies de pointe comme l’intelligence artificielle et renforcée par le Machine Learning, cette capacité des programmes à apprendre par eux-mêmes pour améliorer la pertinence de leurs résultats. L’analyse prédictive permet d’optimiser la valeur ajoutée extraite de l’analyse des données brutes, à travers trois améliorations majeures :

  • En liant les données fragmentées (pages vues, historiques, commentaires) l’analyse prédictive offre une vision globale des pratiques et des goûts des consommateurs. Cela permet d’optimiser la production et la publication de contenu, renforçant ainsi l’attractivité du média et prévenant la perte de clientèle.
  •  En basant l’analyse sur l’historique des données, la prédiction en temps réel des tendances et des comportements permet d’anticiper les actions des consommateurs. Résultat : de meilleures recommandations de contenu et des publicités personnalisées, qui augmentent la conversion client et donc l’attractivité des médias pour les annonceurs.
  • Grâce à la gouvernance des données, le traitement automatisé et évolutif des données réduit le temps passé à dupliquer le travail. Ces workflows, que l’on peut reproduire, permettent à l’équipe data d’être plus innovante et de gagner en productivité.

L’analyse de données, au coeur du futur modèle économique des médias ? 

Par la connaissance globale et exploitable des consommateurs qu’elle apporte, l’analyse prédictive permet de proposer des contenus plus pertinents, et un meilleur ciblage publicitaire. En basant leur modèle économique sur l’analyse prédictive des données, les médias optimiseront les revenus qu’ils tirent des ventes et des abonnements. Le rapport 2017 de la Goldsmith University of London : Réinventer la Fidélité : comprendre le comportement du consommateur à l’ère de l’expérience, fait ainsi état de 68 % des consommateurs se déclarant fidèles aux marques qui leur proposent une expérience adaptée à leurs goûts et préférences.
L’analyse prédictive permet également aux médias d’accroître leurs revenus publicitaires. Les médias traditionnels ont en ceci l’avantage qu’ils peuvent capitaliser sur leur notoriété et leur audience, pour attirer les meilleurs annonceurs.

Trouver un nouveau modèle économique et assurer leur autosuffisance est essentiel à l’indépendance des médias. Cette indépendance est d’autant plus importante qu’elle permet à la presse de continuer à garantir une information de qualité, et de maintenir son rôle de contre pouvoir. Au XXIe siècle, plus qu’un défi économique, c’est un défi démocratique, que la technologie, à travers l’intelligence artificielle, peut permettre de relever avec succès.